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Mes Données

Le matériau brut qui guide chaque décision d’entraînement


Profil Physiologique

Ma montre affiche 43 battements par minute au réveil. Pendant des années, j’ai cru que c’était juste un détail intéressant à mentionner au médecin. Jusqu’à ce que Claude me fasse réaliser que cette particularité changeait complètement la manière dont je devais interpréter toutes mes données d’entraînement.

La bradycardie n’est pas une pathologie dans mon cas, c’est une adaptation physiologique. Mais elle a une conséquence directe : tous les calculateurs de zones de fréquence cardiaque standards me donnaient des cibles complètement décalées, trop hautes de 10 à 15 battements par minute. Résultat, je courais soit trop vite en pensant être en zone facile, soit trop lentement en visant des zones intenses.

Voici les données qui structurent ma préparation, et surtout, comment je les utilise au quotidien.

Fréquence cardiaque au repos : 43-47 bpm (moyenne 47 bpm)
Fréquence cardiaque maximale mesurée : 175 bpm
Réserve de fréquence cardiaque : 128 bpm

Ces trois chiffres changent tout. Avec une fréquence de repos à 47 bpm, je ne peux pas utiliser les formules simplifiées qui supposent une FC repos autour de 60-70 bpm. La méthode Karvonen, qui prend en compte la réserve de fréquence cardiaque, devient indispensable.

J’ai recalculé mes zones avec Claude en utilisant la formule : FC cible = FC repos + (Réserve × % intensité)

Zone Nom Plage BPM % Réserve Comment ça se sent
Z1 Récupération 111-124 50-60% Je peux tenir une conversation complète sans effort
Z2 Endurance fondamentale 124-143 60-75% Je peux parler par phrases, c’est confortable
Z3 Tempo/Allure marathon 143-156 75-85% Je peux dire quelques mots, effort modéré
Z4 Seuil lactique 156-165 85-92% Je ne parle plus, effort soutenu
Z5 VO2max 165-175 92-100% Impossible de parler, effort maximal

La différence entre mes anciennes zones (basées sur des formules standards) et mes zones personnalisées Karvonen peut atteindre 15 bpm. Concrètement, ce que je pensais être une sortie Z3 était en réalité du Z4 proche du seuil. Pas étonnant que je me sois souvent retrouvée en surentraînement.

« Les muscles suivent la pompe »

Cette phrase résume ce que les données m’ont appris sur mon profil. Avec une fréquence cardiaque de repos aussi basse et une réserve importante, ma capacité cardiovasculaire n’est pas mon facteur limitant. C’est l’adaptation neuromusculaire qui détermine ma progression.

En clair : ma pompe cardiaque peut encaisser beaucoup de volume. Ce sont mes jambes qui ont besoin de temps pour s’adapter. Cette compréhension change tout dans la construction de mon plan d’entraînement. Je privilégie le volume en Z2-Z3 pour développer la base aérobie, et j’intègre des séances qualité ciblées sur l’efficacité gestuelle et la cadence plutôt que sur le cardio pur.

Collecte : Coros Pace 2 (toutes les séances)
Archivage : Strava (synchronisation automatique)
Analyse : Runalyze (métriques avancées, tendances)
Interprétation : Claude (patterns, hypothèses, ajustements)

Chaque outil a son rôle. La Coros capture les données brutes avec une fiabilité remarquable. Strava me permet de garder un historique accessible. Runalyze me donne les métriques que Strava ne calcule pas (forme, fatigue, TRIMP). Et Claude m’aide à transformer ces chiffres en décisions concrètes.


Dashboard Progression

Les chiffres ne mentent pas, mais ils ne racontent pas tout seuls leur histoire. Cette section regroupe les métriques qui comptent vraiment dans ma préparation marathon. Pas un tableau de bord exhaustif avec vingt indicateurs, mais les trois ou quatre données qui me disent si je progresse dans la bonne direction.

Je mets à jour ces données après chaque séance importante, et je les analyse avec Claude en fin de semaine pour détecter les tendances avant qu’elles ne deviennent des problèmes.

Période de référence : Juillet 2025 → Décembre 2025 (6 mois)

Volume mensuel : +68% (de 80 à 135 km/mois)
Allure moyenne : -43 secondes/km (de 7’43 » à 7’00 »)
Sortie longue : +69% (de 13 à 22 km)

Ces trois métriques résument six mois de travail. Le volume a presque doublé, ce qui était nécessaire pour construire une base solide. L’allure s’est améliorée naturellement avec le volume, sans forcer l’intensité. Et la sortie longue a suivi, progressivement, pour préparer la distance marathon.

Objectif principal : Sub 4h15 (allure 6’03″/km)
Objectif sécurité : Sub 4h30 (allure 6’24″/km)

Gap actuel : 57 secondes/km entre mon allure moyenne actuelle (7’00 ») et l’allure cible (6’03 »)

Ce gap se réduit chaque mois, mais il reste significatif. La stratégie n’est pas de courir plus vite dès maintenant, mais de continuer à augmenter le volume en Z2-Z3 pour que l’allure marathon devienne confortable plutôt que maximale.

✅ Test 15km (28 décembre 2025)
Allure : 6’59″/km · Fréquence cardiaque : 141 bpm · Conclusion : Sub 4h30 validé

Ce test m’a confirmé que je pouvais tenir une allure de 7’00″/km sur une distance significative sans exploser ma fréquence cardiaque. C’était rassurant, mais insuffisant pour viser le Sub 4h15.

🎯 Test 28km (25 janvier 2026)
Allure cible : 6’30 » à 6’45″/km · Fréquence cardiaque cible : 145-152 bpm (Z3) · Objectif : Valider la faisabilité du Sub 4h15

Ce test arrive dans quelques jours. Si je tiens l’allure cible à une fréquence cardiaque cohérente en Z3, alors le Sub 4h15 devient réaliste. Sinon, je recalibre sur le Sub 4h30 et j’ajuste le plan des dernières semaines.


Ces données ne sont pas une fin en soi. Elles sont le matériau brut que j’analyse après chaque séance pour ajuster la suivante. Certaines semaines, je regarde à peine les chiffres parce que tout roule. D’autres semaines, je passe une heure avec Claude à décortiquer pourquoi ma fréquence cardiaque a grimpé de 5 bpm pour la même allure.

L’objectif n’est pas d’avoir les données les plus parfaites, mais de les utiliser pour prendre les bonnes décisions au bon moment. Si vous voulez voir comment je fais concrètement, direction les Articles où je détaille mes analyses de séances.