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Mon Histoire

Pourquoi ce projet ?

Un après-midi. Un ami coureur expérimenté passe à la maison. Je lui montre Claude — l’IA que j’utilise au quotidien pour le boulot. Pour illustrer ce que ça permet de faire, je lui propose : « Demande-lui un plan de préparation marathon sur 12 semaines. »

Il pose la question. Claude génère un plan structuré, détaillé. Mon ami parcourt les séances, les cycles, la progressivité. Son verdict : « C’est cohérent. »

Le déclic vient là : si l’IA peut créer un plan générique solide, elle peut sûrement analyser MES données spécifiques. Mes séances. Mon profil bradycarde. Mes zones cardiaques personnalisées.

Quelques jours plus tard, je commence à lui partager mes premières sorties. Pas pour remplacer un coach. Pas pour suivre aveuglément ses recommandations. Juste pour tester : est-ce que l’IA peut vraiment aider à prendre de meilleures décisions d’entraînement ?

Spoiler : ça marche mieux que prévu.


Le déclic : ma bradycardie

J’ai toujours su que j’étais bradycarde. FC repos entre 43 et 47 bpm, c’est inscrit noir sur blanc dans mon dossier médical depuis des années. Ce que je ne savais pas, c’est que ça changeait tout pour mes zones d’entraînement.

Après quelques séances partagées avec Claude — données de FC, allures, sensations —, il remarque quelque chose. « Tu mentionnes une FC repos à 47 bpm. Tu utilises quelles zones pour t’entraîner ? »

Je lui explique : des calculateurs en ligne, basés sur les formules standard. Celles qu’on trouve partout. 220 moins l’âge, ce genre de choses.

Sa réponse me scotche : « Avec une bradycardie comme la tienne, ces formules ne fonctionnent pas. Il te faut la méthode Karvonen. »

Je recalcule tout. Résultat : mes zones sont décalées de 10 à 15 bpm par rapport à ce que j’utilisais. Ce que je pensais être du « facile » était en réalité beaucoup trop intense. Ce que je croyais être du « tempo » était carrément du seuil.

« Avec une FC repos entre 43 et 47 bpm, tu es bradycarde. Les calculateurs standards ne fonctionnent pas pour toi. »

— Mon médecin du sport (qui l’avait toujours su, mais personne ne m’avait expliqué l’impact sur l’entraînement)

C’est ce moment-là qui a tout changé. J’ai compris qu’impossible de suivre un plan d’entraînement générique trouvé sur le web. Mon corps ne répond pas aux mêmes références que la moyenne des coureurs. Il me fallait une analyse personnalisée, adaptée à mon profil physiologique spécifique.

Et c’est exactement ce que l’IA permet de faire.


Mon profil athlète

Quelques caractéristiques physiologiques pour poser le contexte :

  • FC repos : 43-47 bpm (profil bradycarde)
  • FC max mesurée : 175 bpm (en course)
  • Équipement : Coros Pace 2
  • Philosophie d’entraînement : « Les muscles suivent la pompe »

Cette dernière phrase mérite une explication. Avec une capacité cardiovasculaire déjà exceptionnelle — merci la bradycardie —, mon facteur limitant n’est pas la pompe cardiaque. C’est l’adaptation neuromusculaire à la course. Autrement dit : mon cœur peut encaisser, mais mes jambes doivent apprendre à suivre.

Ça change tout dans la manière de construire l’entraînement. Priorité au volume en endurance, travail de cadence, efficacité gestuelle. Les séances qualité ciblent l’adaptation musculaire, pas le système cardio qui, lui, est déjà au point.


L’objectif immédiat

Marathon de Rome — 22 mars 2026

Mon objectif de départ : moins de 5 heures. Au fil des séances et des analyses, Claude annonce assez rapidement un potentiel à moins de 4h30, voire 4h15. Au vu de mes précédents marathons, 4h30 j’aimerais bien. 4h15 j’en rêverais. Je verrai d’ici le jour J.

Pour situer d’où je pars : j’ai deux marathons au compteur. Nice-Cannes en 2023 (5h24), Marathon des Villages en 2024 (6h05). L’explication de l’écart est simple : pour le premier, environ 700 km de préparation, plus un semi-marathon, un triathlon, et un trail dans l’année. Pour le deuxième, à peine 400 km et aucune autre course. Résultat logique : moins d’entraînement, moins de performance.

Cette fois, je change de méthode : préparation structurée, analysée, documentée.

Le test du 28 décembre a validé le Sub 4h30 : 15 km à 6’59″/km, FC moyenne 141 bpm. Celui du 25 janvier (28 km) dira si le rêve Sub 4h15 est réaliste ou si Claude est juste très optimiste.


Ce que tu trouveras ici

Ce blog documente une expérimentation en temps réel. Pas de promesses magiques. Pas de discours marketing sur « l’IA qui va révolutionner le sport ». Juste une athlète qui teste si l’intelligence artificielle peut vraiment aider à progresser en course à pied, et qui partage ce qu’elle découvre au fil de l’eau.

Tu trouveras ici des articles de fond sur la méthodologie, des analyses de séances avec les données brutes et les décisions prises, et la progression chiffrée — tests, ajustements, erreurs comprises. Tu trouveras aussi cette tension entre l’IA qui analyse les données et prédit un potentiel, et l’humain qui reste prudent, qui écoute son corps, qui prend les décisions finales.

Qui aura raison sur le Sub 4h15 ? Rendez-vous le 22 mars.

Pas de bullshit. Pas de promesses magiques. Juste une expérimentation honnête, documentée au fil de l’eau.